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PEA ou CTO ?

Le PEA fait économiser de l'impôt, c'est vrai. Mais combien, exactement ? Réponse : 12,8 % de tes gains, pas de ton capital. Converti en rendement, c'est à peine quelques dixièmes de point par an. Un placement qui rapporte un peu plus, même taxé plein pot, passe devant. La preuve par les maths, en nominal et en réel.

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Le pigeon patriote : 100 % CAC 40, 0 % Nvidia.

1.1La démonstration en un graphique : 10 000 € sur Google (CTO) ou sur Stellantis (PEA)

Exemple volontairement parlant, pas un conseil : deux actions isolées, choisies après coup. Il montre un mécanisme, pas une prévision ; l'écart moyen entre marchés est en section 4.

1.2Les chiffres clés (fiscalité 2026)

2La démonstration

Un seul calcul suffit. On place un capital pendant n années à un rendement r. À la sortie, l'impôt ne touche que le gain :

capital net = versé × [ 1 + ( (1 + r)n − 1 ) × (1 − impôt) ]
PEA (après 5 ans) : impôt = 18,6 %  ·  CTO : impôt = 31,4 %
→ avantage du PEA = 12,8 % du gain, rien de plus.

2.1L'avantage fiscal, en euros

2.2L'écart de rendement qui efface l'avantage du PEA

Combien de points de rendement annuel en plus faut-il au CTO pour finir à égalité avec le PEA, après impôts ? Au-delà, le CTO gagne. Plus le placement est long, plus cet écart est petit.

2.3Ce qu'il faut… et ce que l'histoire a donné

Calcul exact, placement unique, impôt payé à la sortie. Si le même placement était disponible dans les deux enveloppes, le moins taxé gagnerait toujours : toute la question est donc l'écart de rendement entre ce que tu mets dans chacune.

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Pendant ce temps, son cousin américain.
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12,8 % d'économie sur un gain de zéro, ça fait toujours zéro.

3Le duel : PEA contre CTO

Même argent, même durée. Seuls changent le rendement de ce qu'il y a dedans et l'impôt à la sortie. Les rendements proposés sont ceux réellement obtenus sur la période historique (section 4).

3.1Tes réglages

3.2Le résultat

3.3Capital net d'impôt si tu vends

3.4Le détail, année par année

Hypothèses : rendement constant (dividendes réinvestis), versements le 1er de chaque mois, impôt payé une seule fois à la vente sur le gain total. PEA : 18,6 % après 5 ans, 31,4 % avant. CTO : 31,4 % (flat tax 2026). Plafond de versements du PEA : 150 000 €.

4L'histoire : les rendements réels

Dividendes réinvestis, en euros, depuis le début de la période choisie. En pointillé, le même placement une fois l'inflation française retirée.

4.1100 € placés au départ

4.2Le bilan de la période, impôts compris

4.3Année par année

Les rendements passés ne disent rien des rendements futurs : l'Europe a par exemple battu les États-Unis en 2025 (en euros), et le S&P 500 a perdu de l'argent sur toute la décennie 2000-2009.

5L'essentiel

Les règles du jeu, sans jargon.

5.1PEA

18,6 % après 5 ans

Seuls les prélèvements sociaux s'appliquent sur les gains, à la sortie. Avant 5 ans : 31,4 %, comme un CTO. Versements plafonnés à 150 000 €.

5.2CTO

31,4 %

Flat tax 2026 : 12,8 % d'impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux, sur les gains uniquement, quand tu vends. Pas de plafond, pas de durée minimale.

5.3L'avantage réel

12,8 % des gains

Pas 12,8 % de ton argent : 12,8 % de ce que tu as gagné. Sur un gain faible, l'économie est faible. Sur un gain nul, elle est nulle.

5.4La règle d'or

Le rendement d'abord

L'impôt prend une part fixe du gain. Le rendement, lui, se compose année après année. Un petit écart de rendement finit toujours par peser plus lourd qu'un écart d'impôt.

5.5Nominal ou réel ?

L'impôt est calculé sur le gain nominal, même quand l'inflation en mange une partie : en réel, il pèse donc encore plus lourd. Raison de plus pour viser le rendement.

5.6Le passé ≠ le futur

Les écarts de rendement d'hier ne sont pas garantis demain. Le simulateur (section 3) te laisse tester tes propres hypothèses.

6Le coin des pigeons

Ceux qui optimisent l'impôt… d'un gain qui n'existe pas.

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Le fisc, qui attend patiemment la sortie de ton CTO.
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J'attends mes 5 ans pour économiser 12,8 %… de mes petits gains.
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Quand tu compares les rendements au lieu de compter les impôts.